This is the Sel limited series 01
HF90 is the 'thing' guitarist, raw truth in her nakedness. It offers bittersweet melodies that intermingle in such films as the voices of the beautiful Anna Karina (Ici Londres), and french post-new wave icons like Philippe Pascal (Marquis de Sade), Etienne Daho, Daniel Darc . Musically speaking, there are hints of The Gist (Phil Moxham) and Paul Haig (Josef K), thanks to the minimalist approach and melancholy damp. If all the songs reflect a little grey Breton weather, they also reflect an impulsive freshness like the song tribute to Joy Division / New Order Do not Leave Me Alone. This short album ends on Désamour des amours, a perfect final soundtrack for a film by Philippe Garrel
HF90 / gris la couleur e.p.
[SEL LIMITED SERIES ÉDITION]
vendredi 18 mars 2011, par denis
Où il est question de style. D’exercice de style.
Pour inaugurer la série lancée par Sel, label artisanal bâti dans le sillage de Diesel Combustible, HF90 se joue des codes et des clichés. Déjà, le patronyme du duo breton est un indice pour se repérer dans l’échelle temporelle du groupe, en faisant référence aux fameuses cassettes audio 90 minutes, format en vogue devenu désormais complétement obsolète.
Gris La Couleur E.P. est la première performance enregistrée par deux garçons expérimentés et suffisamment cultivés pour assumer pleinement leurs références. En effet, Cyril Pansal et Christophe Mevel ont œuvré dans nombre de groupes (en premier lieu, TÅNK et Dale Cooper Quartet) qui ont permis de placer, dans une géographie personnelle, Brest sous les même latitudes que Manchester et Berlin. Dans le cadre de HF90, ils s’astreignent à une formule hommes-machines dans un registre très minimal et synthétique. Un précepte qu’ils s’appliquent à transgresser pour insuffler une incroyable humanité à ces 5 chansons sur lesquelles plane l’ombre tutélaire clairement affichée de "Marquis De Sade, Etienne Daho et Daniel Darc" - on ajoutera aussi les premières heures d’Alain Bashung, en particulier sur Des Amours Désamours, chanté d’une voix détachée et profonde. Immanquablement les deux protagonistes ne cachent pas non plus leur amour pour la new-wave britannique (Ici Londres) ou encore le krautrock allemand (Die Bitteren Tränen). Un jeu de piste qu’on suit avec bienveillance et affection, imaginant que, depuis leur ville portuaire et industrielle à l’urbanisme rectiligne, ces deux-là s’échappent dans l’univers de leurs aspirations et inspirations – et qui ressemble, de fait, sérieusement à nos fantasmes musicaux. Au-delà de l’exercice de style donc, ces chansons hors du temps se révèlent souvent poignantes, pétries de nostalgie et sacrément pertinentes.
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